Al Mustafa attend depuis 12 ans dans la cité d'Orphalèse le retour du navire qui allait le ramener sur son île natale. Les habitants d'Orphalèse ne le laisseront pas partir avant qu'il leur transmette ce qu'il a appris parmi eux. Un dernier acte de parole avant son départ. Mais comment faire de cette langue poétique une parole concrète venant questionner notre rapport au monde? Timidement, Al Mustapha commencera à répondre aux questions du peuple, pour peu à peu s'en émanciper et faire de sa pensée un acte d'amour, de résistance et de sagesse.

Deux comédien.ne.s, un cercle, dans un espace clos ou en extérieur et c'en est assez pour faire de la parole le cœur de nos questionnements. Sans le moindre décors les acteurs sont là pour faire exister la fiction. Assisterons- nous à la naissance d'un prophète ? En écrivant ce texte, Gibran ne cherchait-il pas justement à questionner les prophètes ? Son œuvre ne lui a t-elle pas complètement échappé ? Toutes ces questions Al- Mustafa pourra les poser à son créateur Khalil Gibran dans la seconde partie du spectacle d'après le texte Vers la lumière de Nabil Dagher qui raconte la dernière nuit de Khalil Gibran attendant la mort dans son studio à New York, loin du Liban.

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